Comment lutter contre le perfectionnisme pour être plus serein ?

Le perfectionnisme, ce défaut qui vous va si bien

Comment lutter contre le perfectionnisme pour être plus serein ?

 

Le perfectionnisme est perçu dans notre société comme une qualité que beaucoup tendent à mettre en avant, notamment dans le domaine professionnel. Pourtant, à bien y regarder, il s’agirait plus d’un défaut que d’une qualité.

 

 

Qu’est-ce que le perfectionnisme ? 

 

Le perfectionnisme est la recherche constante de la perfection. Or il est bien connu que rien ni personne ne peut être réellement parfait. Le perfectionniste court donc après un rêve inatteignable. Et il reste éternellement insatisfait, au point même de ne pouvoir apprécier ses réels succès tant il les considère comme banals comparés à son objectif de perfection. Il n’accepte pas l’échec, ni les obstacles sur son chemin vers la perfection. Il considère que sa réussite doit être totale, sinon elle n’est pas.

 

 

Perfectionniste vs. Optimaliste

 

Une alternative au perfectionnisme, présentée par Tal Ben-Shahar dans son livre L’apprentissage de l’imperfection, est l’optimalisme.

Etre optimaliste, c’est chercher à faire de son mieux, même si ce n’est pas parfait. C’est accepter ses faiblesses comme faisant partie intégrante de soi et ses échecs comme faisant partie du processus d’évolution vers un meilleur soi.

L’optimaliste, bien qu’engagé dans un processus d’amélioration (d’optimisation), sait accepter la réalité de la vie, faire face aux contre-temps, aux imprévus, aux aléas du quotidien. Il considère l’échec comme un apprentissage, un moyen de “faire mieux la prochaine fois“. Car ce n’est qu’en échouant que l’on apprend. C’est d’ailleurs en tombant à plusieurs reprises que nous avons tous appris à marcher.

 

 

Comment lutter contre le perfectionnisme pour être plus serein ?

 

Du perfectionnisme à la procrastination

 

Le perfectionniste a parfois tendance à trop penser, à tout intellectualiser, pour que tout soit parfait. Il se perd ainsi dans une forme de procrastination due à un excès d’anticipation au lieu de passer à l’action. Par ailleurs, comme pour lui l’échec n’est pas envisageable, dès que son anticipation lui fait imaginer le moindre risque d’échec, il est pris d’une angoisse qui l’empêche de continuer. Il subit un stress permanent dû à sa constante recherche de la perfection et à la non acceptation des obstacles de la réalité. Il a donc tendance à repousser les choses pour ne pas avoir à surmonter ce stress ou affronter les obstacles. Il s’agit là d’un comportement contre-productif qui l’empêchera de réaliser quelque projet que ce soit.

 

 

L’optimalisme, une approche plus productive

 

L’optimaliste, à l’inverse du perfectionniste, se lancera plus facilement dans une tâche puisqu’il n’a pas peur de se tromper. Il est conscient que s’il échoue ce ne sera pas la fin de tout, qu’il pourra apprendre de ses erreurs et mieux recommencer. Il sait qu’il ne perd jamais, soit il réussit, soit il apprend. Il est donc beaucoup plus efficace, même s’il subit plusieurs échecs, car à terme il évoluera là où le perfectionniste sera encore en train de se poser des questions.

 

Comment lutter contre le perfectionnisme pour être plus serein ?

 

Même l’inventeur de la théorie de la relativité a connu ses échecs.

A 17 ans, Albert Einstein se présente à l’examen d’entrée de l’École polytechnique fédérale de Zurich. Et il échoue à toutes les matières auxquelles il se présente. Histoire, géographie, langues… il ne parvient à décrocher des notes décentes qu’en maths et en sciences. La légende dit même qu’un professeur aurait dit de lui à ce moment qu’il ne ferait jamais rien de sa vie.

Heureusement, le jeune Albert ne l’a pas écouté et a gardé ses objectifs en tête.

 

Et vous, êtes-vous plutôt perfectionniste ou optimaliste ?

 

Comment lutter contre le perfectionnisme pour être plus serein ?

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À propos Nadège Favri

Toulousaine passionnée de développement personnel, je porte un intérêt particulier aux relations humaines et à la communication non violente. Combinés à mon intérêt pour les ressources humaines, ces atouts ont naturellement fait émerger chez moi l'envie d'apporter mon aide aux entreprises comme aux particuliers, pour que chaque individu puisse exprimer tout son potentiel et viser l'excellence. Du coaching individuel au coaching d'entreprise, mon champ d'intervention est large mais avec un seul objectif en tête : utiliser la bienveillance pour améliorer la performance.

5 commentaires

  1. […] pas forcément à la hauteur de vos espérances. En d’autres termes, cessez d’être perfectionniste et devenez plutôt optimaliste. Faites de votre mieux, ni plus ni moins. Soyez indulgent avec […]

  2. […] Voir aussi mon article sur le perfectionnisme […]

  3. […] également décidé de mettre un terme à un perfectionnisme qui m’emprisonnait dans un stress constant de bien faire, de trop en faire. J’ai alors […]

  4. Je suis tout à fait perfectionniste ! Mais alors un peu trop je crois haha. Je ne suis jamais satisfaite de ce que je réalise, je veux toujours plus, toujours plus parfait. Alors qu’en y réfléchissant bien, la perfection n’existe pas. Encore moins la perfection que je m’imagine. Je pense que tout ce que j’entreprendrait, même si c’est quelque chose de vraiment “parfait”, je trouverais quelque chose à redire. J’ai conscience que je suis trop perfectionniste. D’ailleurs cela se ressent beaucoup chez moi, car j’aime quand les objets soient bien alignés, bien droit, bien rangé. Puis j’aime toujours perfectionner tout ce que je fais, au point que parfois cela n’a même plus de sens. Par contre, je ne sais pas du tout comment peut-on “soigner” ce problème. Je t’avoue que c’est souvent pénible ! Mais j’essaie de travailler dessus pour améliorer les choses 😉
    PS : J’adore ton blog ! Il est vraiment très intéressant, les articles sont agréables à lire, on apprend pleins de choses, c’est motivant, … Continue comme ça !

    1. Merci beaucoup ! Je suis très touchée par tes encouragements et encore une fois je suis vraiment ravie que mon blog puisse t’aider.
      Je constate à travers ton témoignage qu’effectivement tu es très perfectionniste. En soi, ce “défaut” n’est pas grave. Mais si pour toi c’est pénible, alors tu peux tenter de le corriger. Pour “soigner” ton perfectionnisme, essaie de t’obliger à laisser une chose (même insignifiante) ne pas être parfaite dans ta journée. Par exemple, tu peux laisser traîner un truc que d’habitude tu aurais tendance à immédiatement ranger, ou bien poser volontairement un objet de manière à ce qu’il ne soit pas aligné avec le reste. Et essaie de faire cela tous les jours en faisant chaque jour une “imperfection” différente. Tu peux aussi te répéter une sorte de mantra devant ton miroir qui t’aidera à accepter que tu ne peux pas être parfaite (par exemple : “j’ai le droit de faire des erreurs”, “j’ai le droit de ne pas être parfaite” …).
      Autorise-toi à faire ce que tu ne ferais pas naturellement. Nos comportements sont pour la plupart le résultat d’habitudes prises par conviction que c’était ce qu’il y avait de mieux à faire. Si tu arrives à reprogrammer ton cerveau pour penser différemment et à prendre de nouvelles habitudes, tu pourras changer radicalement ton quotidien. Tiens-moi au courant de tes progrès (tu peux suivre ma page Facebook “Respaix – Nadège Favri” pour communiquer via Messenger, ce sera plus simple).
      A bientôt et bonne “reprogrammation” 😉

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