Où se trouve la limite entre liberté et respect ? Comment trouver le juste milieu ?

Liberté et respect

 Où se trouve la limite entre liberté et respect ? Comment trouver le juste milieu ?

 

Qui n’a jamais entendu la maxime “Ma liberté s’arrête là où commence celle des autres” ? Mais elle se situe où la limite entre liberté et respect ?

 

Un excès de liberté entrave le respect d’autrui. Si par exemple j’écoute de la musique à un niveau sonore très élevé dans un transport en commun, il y a de fortes chances que je dérange beaucoup de personnes. Mais l’inverse est également vrai. Si je respecte trop autrui, je finis par me priver de certaines libertés. Par exemple, si en voiture j’ai un peu chaud, et que je demande aux autres passagers “vous n’avez pas chaud ?” et que leur réponse est “non”, je ne vais alors rien changer et continuer à avoir chaud.

 

 

Ne pas projeter sur les autres nos propres attentes

 

Prenons comme autre exemple la situation suivante: à table, on sert un poulet rôti. La personne qui fait le service préfère la cuisse, et le dernier invité à servir préfère quant à lui le blanc. Il ne reste qu’une cuisse. La personne qui sert, pensant bien faire, propose à son invité la cuisse. Celui-ci, par politesse, accepte. Ainsi, celui qui préfère le blanc se retrouve à manger la cuisse, alors que celui qui préfère la cuisse se voit contraint de manger le blanc.

Que se serait-il passé si les deux protagonistes avaient fait preuve d’un peu moins de politesse et s’étaient un peu plus respectés eux-mêmes ? La personne qui sert aurait demandé: “quel morceau préférez-vous ?” et l’invité aurait répondu “le blanc s’il vous plait”. Chacun d’eux aurait ainsi été satisfait. Le problème est qu’à force de s’être vus répétés “ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse”, on en est arrivés à croire que l’on devait faire à autrui ce que l’on aimerait qu’il nous fasse.

Or nous sommes tous différents et nos préférences ne sont pas celles des autres. Ainsi, en pensant être poli (en offrant la cuisse), on manque en fait cruellement de respect à l’autre puisqu’on le met dans une situation où il lui sera difficile de refuser alors que cela va à l’encontre de son désir (manger le blanc). Et on se manque également de respect à soi-même puisque par la même occasion nous nous privons de ce qui nous aurait fait plaisir (manger la cuisse).

 

 

Eviter les frustrations

 

De telles situations créent des frustrations qui, à la longue, peuvent peser très lourd sur votre quotidien. De plus, vous risquez de devenir intolérant(e) face à une personne qui ne souffrira pas de ce mal qui vous ronge, car pour lui/elle ce sera tout à fait normal de faire passer son bien-être avant le votre, sans pour autant vous manquer ouvertement de respect.

Par exemple, vous êtes à un apéritif et il ne reste qu’une tomate-cerise. Celle-ci vous fait envie mais, par politesse, vous préférez attendre et ne pas la prendre trop rapidement pour ne pas passer pour un mal-poli. Or une autre personne la voit, ne se pose pas la question et la prend, sous votre nez. Ce n’est certes pas un drame en soi, mais cumulées, ces petites situations créent en vous une certaine amertume, alors que vous n’auriez fait de mal à personne en prenant la tomate-cerise en premier.

 

 

Un travail sur soi

 

Vous constaterez que ceux qui osent s’affirmer sont souvent plus épanouis que ceux qui n’osent pas. Et bien souvent lorsque l’on est dans la position de celui qui n’ose pas, on envie celui qui ose et on se demande “mais comment fait-il pour être si à l’aise ?”. La première étape vers le changement, c’est la prise de conscience. Si vous constatez que votre comportement n’est pas sain, si vous vous dites “je ne devrais pas m’infliger ça”, alors vous avez déjà fait la moitié du chemin. Si vous avez besoin d’aide, de conseils, de soutien, ou si vous avez des questions, n’hésitez-pas à laisser des commentaires ci-dessous, ou à me contacter via la page “contact”. Je serais ravie de vous aider à faire le chemin que j’ai moi-même parcouru pour apprendre à me respecter.

 

 

Pour approfondir le sujet, je vous suggère les lectures suivantes:

 

  • Jacques Salomé, À qui ferais-je de la peine si j’étais moi-même ? 
  • Moussa Nabati, Le bonheur d’être soi.

Ainsi que la conférence de Jacques Salomé: Être un bon compagnon pour soi-même, que vous pouvez écouter ici.

Retrouvez d’autres suggestions de lecture ici.

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À propos Nadège Favri

Toulousaine passionnée de développement personnel, je porte un intérêt particulier aux relations humaines et à la communication non violente. Combinés à mon intérêt pour les ressources humaines, ces atouts ont naturellement fait émerger chez moi l'envie d'apporter mon aide aux entreprises comme aux particuliers, pour que chaque individu puisse exprimer tout son potentiel et viser l'excellence. Du coaching individuel au coaching d'entreprise, mon champ d'intervention est large mais avec un seul objectif en tête : utiliser la bienveillance pour améliorer la performance.

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